Life & Style

On achève (trop) bien les chanteuses

L’une est morte à Los Angeles, l’autre y est née. La baie des anges a été fatale à la grande Whitney Houston. Une chambre d’hôtel comme dernière scène d’une vie vouée à la comédie. Tabloids, remises de prix, sourires de façade, mises en plis soignées et des caprices suffisamment futiles pour rappeler aux autres qu’on existe…encore un peu.

TML’éclat d’un soleil noir.

Téri Moïse, chanteuse sublime, chanteuse subtile, poétesse ultime. Une chambre d’hôtel madrilène, comme dernier refuge d’une vie consacrée à la poésie. Cette Amazone en mode Prose Combat a baissé le rideau. Fin de la Commedia dell’arte. Les piaillements des corbeaux enseveliront les pleurs des ses chères colombes. C’est parfois dans la grâce couplée à une certaine fragilité que réside le clair-obscur des grands talents. Requiem.

Pureté d’un soleil noir.

Enième apport vitaminique MGMT de la journée. Electric Feel en intraveineuse. Une surdose bien balancée de Kendrick Lamar. Le nouveau prodige du hip hop annonce d’emblée son manifeste, Bitch don’t kill my vibe. Lui, se protège.

Colère d’un soleil noir.

Profondeur, voix mélodieuse, élégance de l’âme. La richesse émotionnelle découle souvent d’une sensibilité extraordinaire. Hommage et respect à ces sœurs de cœurs.

Le public est un zappeur. La célébrité est trompeuse.

Whitney

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